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SOURDINE • MARS / AVRIL 2013 •
20 ans et il est certes l’un des meilleurs programmes de
techniques d’audioprothèse en Amérique du Nord. Les
professeurs des premiers instants (je nommerai, entre
autres, messieurs Guy Martin et Yves Tougas (maintenant
retraités)) ont passé le flambeau à madame Linda Cloutier et
monsieur GillesCagnonne, auxquels se sont jointsmessieurs
ChristianMilot et Jean-Philippe Denis au cours des dernières
années. Cette équipe a effectué un travail colossal depuis
près de deux décennies et cela se doit d’être souligné. Nous
avons la chance de pouvoir compter sur leur expérience et
leur support, ce qui facilite notre tâche de développement.
Pour revenir à votre question, il importe de savoir que nos
deux formations doivent répondre au devis ministériel.
Donc, à la fin du parcours scolaire, les étudiants de chaque
programme doivent avoir acquis les mêmes compétences.
Cela étant mentionné, ces objectifs peuvent être atteints de
différentes façons. La couleur spécifique se dégageant du
programme à La Pocatière sera d’optimiser la technologie
au service du patient et également d’outiller les étudiants
à développer la relation patient/audioprothésiste de façon
étroite.
S.: En quoi le cégep de La Pocatière se distingue-t-il des
autres cégeps?
D.B.: Il y a plusieurs champs d’expertise complémentaires
dans d’autres programmes offrant une richesse en termes
de compétences pour l’enseignement en audioprothèse.
De plus, comme vous le savez, je suis entré en fonction
en décembre dernier. Je dois vous avouer que j’ai été
impressionné par l’esprit de solidarité, le dynamisme et
la fierté de l’équipe œuvrant au cégep de La Pocatière.
De voir cette attitude au cœur de chaque membre du
personnel ajoute une plus-value à la formation puisque
les étudiants pourront s’imprégner d’un tel environnement
et, plus tard, le transposer dans leur milieu de travail.
S.: Y a-t-il une pénurie d’audioprothésistes dans l’Est
du Québec?
D.B.: Les données montrent que plusieurs régions hors des
grands centres urbains (comme l’Est du Québec) présentent
moins de ressources professionnelles.
Avec le programme à La Pocatière, l’objectif est de corriger
cette situation. Toutefois, il est essentiel de préciser que le
programme s’adresse
à tous
les étudiants de
l’ensemble
de la province.
S.: Comment voyez-vous l’avenir de la profession
d’audioprothésiste?
D.B.: Il s’agit d’une profession extraordinaire en plein essor au
Québec. La technologie répond de façon plus performante
à une grande variété de besoins auditifs et l’utilisation de la
technologie sans fil pour interagir avec l’environnement est
fantastique.