2026

Notre voyage avait pour but de participer au Challenge de Mesures physiques à Montpellier et de faire plusieurs visites éducatives à travers quelques villes du Sud de la France, comme Montpellier et Grenoble. Nous avons effectué ce voyage entre le 19 et le 28 mars 2026, et notre groupe était constitué de la majorité des étudiants finissants du programme ; Éliott Antunès-Lord, Delphine Marois, Zachaël St-Pierre, Benjamin Bouchard, Nathan Jouvin, Gabriel Blais, Jacob Pelletier, ainsi que nos deux accompagnateurs ; Sébastien Pelletier et Simon Fissette.

L’activité la plus marquante de notre voyage était définitivement le Challenge de Mesures physiques. Nous avons passé notre cours de projet synthèse à fabriquer un projet qui répondait aux demandes et restrictions du Challenge. Le Challenge nous a permis de comparer nos habiletés de mesure avec celles de plusieurs IUT français. Il nous a également permis de voir diverses manières de faire une même mesure physique et d’interpréter la tâche qui nous était donnée dans le cahier des charges. Nous avons pu constater la créativité des différentes équipes, car il était requis de concevoir une boite pour y faire entrer tous les projets, les étudiants français en ont fait des projets artistiques représentant l’architecture montpelliéraine et en lien avec le concept général de leur équipe. Le Challenge nous a également permis de rencontrer beaucoup d’étudiants et d’enseignants avec qui nous avons beaucoup conversé et qui étaient tous très curieux d’en apprendre plus sur nos projets, le Québec et notre culture.

De plus, l’un de nos étudiants a également reconsidéré son choix de programme à l’université suite à la visite de STMicroelectronics à Grenoble. C’est une compagnie qui développe des microcontrôleurs et autres composantes électroniques, et visiter les lieux a été une expérience très enrichissante pour notre groupe. ST offre des conditions de travail exceptionnelles, et leur champ de recherche est très intéressant, se spécialisant notamment dans le test de puces électroniques. Cette visite a été si intéressante que l’un de nos accompagnateurs leur a demandé s’ils lui offriraient un stage pour un enseignant, car il adorerait vivre à Grenoble et travailler avec eux.

Ce voyage fut globalement une expérience très enrichissante. Nous avons visité plusieurs endroits qui nous ont permis de découvrir une variété de technologies extrêmement intéressantes, telle que le Laboratoire de Champs Magnétiques Intenses. Nous en avons retenu qu’il est important de rester ouvert au monde autour de nous, car il existe tant de choses à découvrir hors de notre zone de confort. Le monde de la technologie à l’échelle mondiale est si vaste qu’il est important de s’y intéresser et d’être en constant apprentissage. C’est une expérience que nous recommandons à tous les finissants en Technologie du génie physique.

Entre le 27 février et le 6 mars, nous avons eu la chance de vivre une expérience hors du commun à Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest dans le cadre de la collecte de données pour notre épreuve synthèse de programme en Sciences humaines. Notre équipe, Nathan, Sarah-Maude et Michaël, s’est envolée vers le Nord avec un objectif clair : approfondir notre recherche en allant directement à la rencontre des réalités vécues sur le terrain.

Dès notre arrivée, nous avons été plongés dans un environnement aussi dépaysant qu’enrichissant. Parmi les moments marquants, les activités que nous avons réalisées occupent une place importante. Observer les aurores boréales danser dans le ciel restera sans doute gravé dans nos mémoires. Nous avons également expérimenté la pêche sur glace, exploré la ville à travers une visite guidée, visité le parlement, fait du ski de fond et découvert le célèbre Snowking Festival. Chacune de ces activités nous a permis de mieux comprendre le mode de vie nordique, tout en renforçant notre esprit d’équipe.

Cependant, le cœur de notre séjour résidait dans les entrevues que nous avons menées dans le cadre de notre épreuve synthèse de programme :

  • Nathan : Comment les populations francophones du Nord du Canada expérimentent-t-ils la nordicité?
  • Michaël : Comment les populations des Territoires du Nord-ouest vivent-elles la nordicité?
  • Sarah-Maude : Le processus identitaire des immigrants venus habiter au Canada

 Celles-ci se sont révélées bien au-delà de nos attentes : complètes, approfondies, touchantes, inspirantes et d’une grande authenticité. Contrairement à une recherche effectuée à distance, ces rencontres nous ont offert une perspective nuancée et concrète de la réalité des habitants. Elles nous ont permis de nous mettre, autant que possible, à la place des personnes rencontrées, et de saisir des aspects que la théorie seule ne peut transmettre.

Les gens que nous avons rencontrés ont également grandement contribué à la richesse de notre expérience. Accueillants, chaleureux et bienveillants, ils nous ont fait sentir chez nous dès les premiers instants. Grâce à eux, nous avons pu vivre l’esprit de communauté propre à Yellowknife et obtenir un véritable aperçu de la vie locale. Ces interactions ont aussi été formatrices : elles nous ont permis de développer des compétences sociales essentielles au travail de recherche, comme l’écoute active, l’empathie et la communication.

En conclusion, ce séjour nous a transformés bien au-delà de notre projet académique. Il nous a fait grandir, tant sur le plan de notre capacité d’adaptation que de notre maturité. Nous avons été confrontés à des réalités différentes des nôtres, ce qui nous a poussés à élargir notre vision du monde. Cette aventure a également représenté un défi personnel important. Plus qu’un simple projet scolaire, notre épreuve synthèse est devenue une occasion de développer notre autonomie, notre discipline et notre ouverture aux autres.

Ce projet a été rendu possible grâce à un soutien financier du Programme d’appui à la francophonie canadienne

Au début du mois d’avril, je suis partie en Espagne pour une immersion qui a duré six semaines. Je suis partie dans le cadre de mon programme : Art, Lettres et Communication // Langues. Le but de cette immersion était d’améliorer ma maîtrise de l’espagnol. J’ai atteint ce but en passant trois semaines à l’école de langues Enforex de Séville et trois semaines à celle de Valence. Le projet se faisait seul afin que l’étudiant, moi, s’immerge pleinement dans la culture du pays où il allait, l’Espagne.

Un aspect qui m’a un peu surprise de la péninsule Ibérique est la vie nocturne des Espagnols et le fait que tout est façonné à cette fin comme des boutiques de crème glacée qui ferment à 23 h 30. Ce mode de vie peut être facilement remarqué dans les restaurants où il est extrêmement improbable, quand il est temps de souper, de voir un local avant 20 h ou 21 h. Cependant, cet horaire différent du nôtre s’explique facilement. Les heures de travail de bureaux en Espagne ne commencent jamais avant 9 h et finissent entre 18 h et 19 h. Sans grandes surprises, je me suis vite adaptée à cet horaire de vie qui m’a plu, mais je ne comprends toujours pas comment ils réussissent à fonctionner avec aussi peu de sommeil puisque, l’été surtout, les plus jeunes ne mangent, la plupart du temps, pas avant 23 h.

À ma troisième semaine à Séville, j’ai eu la chance de pouvoir participer et vivre la Feria de Abril. C’est un festival qui est célébré dans tout le sud de l’Espagne, mais le plus connu et grandiose est celui de Séville. Il y a une section de la ville qui est réservée à cet événement où une autre « mini-ville » va être construite avec de nombreuses casetas. La Feria célèbre la culture andalouse tout en mangeant les tapas typiques du moment, en buvant du rebujito et en dansant la sevillana. Elle dure une semaine, mais personnellement une journée est suffisante pour comprendre et faire l’expérience de cette fête. J’ai aimé l’expérience, voir tous les sevillanos dans de beaux habits et danser la sevillana, mais tout cela s’accompagnait d’une grande quantité de crottins de chevaux et d’une foule désorganisée.

En conclusion, j’ai grandement aimé mon immersion en Espagne et j’y retournerais sans hésiter. Personnellement, pour un prochain voyage de longue durée, je resterais au sud du pays parce que c’est là où on a le sentiment de « l’Espagne » typique et aussi parce que les autres régions, comme Valence, ressemblent à des villes quelconques mais avec des palmiers. La péninsule Ibérique est une très belle place à visiter pour ceux qui aiment l’histoire, l’architecture, la religion et les beaux paysages.

Gabrielle De Ladurantaye, le 27 mai 2026

Du 1er avril 2026 au 12 mai 2026, je suis resté à Hi Heritage House, une auberge de jeunesse située dans le downtown de la ville de Halifax en Nouvelle-Écosse. Ce voyage faisait partie de mon immersion anglaise, qui était nécessaire pour compléter mon programme. Le projet consistait à rester, pour une période de 42 jours, dans un environnement anglophone hors du Québec afin de perfectionner ma langue secondaire. Durant cette période, j’ai travaillé avec l’équipe de l’auberge pour l’entretien des chambres ainsi que de l’établissement, tout en explorant la ville ainsi que ses alentours.

Parmi les plusieurs activités auxquelles j’ai participé durant mon voyage, certaines restent plus vivement dans ma mémoire, comme la visite de la ville de Lunebourg avec toute l’équipe de staff durant la dernière semaine de mon immersion. Nous avons exploré les différentes rues de la ville, ainsi que son quai et les différents restaurants et infrastructures longeant la rivière. Ce fut une très belle expérience en compagnie des membres du staff, que je considère comme des amis aujourd’hui et nous gardons contact à ce jour. Également, la visite de Peggy’s Cove était un moment fort du voyage, admirant le phare rouge et blanc se tenant fermement sur les rochers, affrontant les forts vents de l’océan Atlantique et devenant l’un des endroits les plus visités et photographiés au monde. Cependant, le son des vagues se fracassant sur les roches et la sensation du vent te poussant de toutes ses forces surpassent la simple prise de photo du monument. C’est une expérience que je recommande fortement.

D’un point de vue personnel, cette immersion fut un beau défi pour moi, m’amenant loin de tout point de repère, me sortant entièrement de ma zone de confort. Ce fut une expérience qui me permit de développer non seulement mon autonomie et mon organisation, mais également mon estime envers moi-même, ainsi que ma confiance en mes capacités. Je sors de cette immersion une personne changée pour le meilleur, me permettant de mieux affronter le monde de possibilités qui s’ouvre à moi désormais, commençant ma vie d’adulte.

Globalement, ce fut une expérience incroyable qui m’a permis non seulement de perfectionner ma langue secondaire, mais m’a également permis de grandir en tant que personne. J’ai rencontré des dizaines de personnes venant de partout à travers le monde, nous permettant d’échanger et d’en apprendre plus sur nos cultures et histoires. Je me suis fait de nombreux amis également, réalisant un de mes buts personnels de ce voyage, créer des liens d’amitiés qui surpasseraient le voyage en lui-même. J’encouragerais qui qu’oncques voulant se faire son immersion là-bas ou simplement visiter la ville. Son bagage historique ainsi que sa culture très diversifiée en ont pour tous les goûts. La Hi Heritage House est également un endroit qui vaut le détour, son équipe de staff donnant à l’établissement une personnalité forte, vraie et accueillante pour tout le monde qui souhaite y séjourner ou visiter.

Isaak Bolduc et Rébecca Dubé, le 30 juin 2026

Afin de finaliser mes études dans le programme d’Arts, Lettres et Communication option Langues, je devais faire un stage de six semaines hors de la province. Je suis donc allée à Yellowknife aux Territoires du Nord-Ouest du 31 mars 2026 au 12 mai 2026 où j’ai fait du bénévolat dans une SPCA. Contrairement à ce que je me suis fait dire, la température n’était pas aussi froide. En fait, la fin de l’hiver là-bas ressemble davantage au froid qu’il fait au Québec durant l’hiver et durant les deux dernières semaines, j’ai même pu expérimenter le début de l’été dans le nord.

Durant mon séjour, je suis tombée sous le charme de la ville. Je n’ai jamais apprécié les grandes villes, mais Yellowknife ne donne pas la même énergie que Québec et Montréal. En effet, cette capitale est proche de la nature et même si la moitié de la population des Territoires du Nord-Ouest vivent dans la ville, la sérénité qui y règne est similaire à l’énergie que je ressens dans les villages de campagnes. De plus, il y a plusieurs parcs et sentiers de randonnée autour et dans Yellowknife. C’est un endroit parfait pour les amoureux de la nature et de l’aventure tout en offrant les services d’une grande ville.

J’ai également eu la chance d’être hébergée par une famille d’accueil accueillante. En effet, ils m’ont fait visiter la communauté autochtone située à 20 minutes en auto de Yellowknife, Dettah. Ils m’ont aussi invité à deux réunions familiales. Grâce à leurs connaissances de Yellowknife, j’ai pu profiter pleinement de ce que la capitale a à offrir. Par exemple, sans leurs informations, je ne serais probablement pas allée voir les grottes de glace, ni me renseigner sur les ateliers de création de verres en verre recyclé offerts par Old Town Glasswork.

Finalement, même si je suis restée au Canada, les mœurs ne sont pas les mêmes qu’au Québec. Par exemple, par mes observations, j’ai remarqué que les gens à Yellowknife ont un monde de vie moins pressé que le nôtre. En effet, ils vivent davantage au jour le jour ou planifient pour une semaine. J’ai trouvé cela rafraîchissant et cela m’a beaucoup aidé à calmer mon anxiété. De plus, ils ont un plus grand respect pour les autochtones et la nature, puisque le gouvernement inclut les nations autochtones lors de décisions en lien avec le développement du territoire. Cette approche m’a beaucoup impressionné.

En conclusion, Yellowknife m’a permis, par sa calme présence, de me reconnecter à mon moi intérieur et réaffirmer ma vraie valeur. Ces six semaines ont été une véritable révélation pour moi. Là-bas, je me suis tout de suite sentie chez moi et si j’en avais les moyens, je déménagerais à Yellowknife. En fait, je ne réalise pas encore que mon séjour soit terminé. Également, je recommanderais à tout le monde de sortir de leur zone de confort et d’explorer le monde, car on ne sait jamais où ni quand on trouvera la place qui nous ressemble.

Océanne Dorval

Au printemps 2026, j’ai eu la chance de vivre une expérience d’immersion de six semaines en Équateur grâce au programme Arts, lettres et communications, Langues au Cégep La Pocatière, Campus de Montmagny. Durant mon séjour à Quito, j’ai fait du bénévolat dans une école privée à l’école Cerro Hermoso tout en découvrant la culture équatorienne. Cette expérience m’a permis d’améliorer mon espagnol, de sortir de ma zone de confort et de développer une meilleure compréhension de la réalité latino-américaine.

L’un des moments les plus marquants de mon voyage a été mon implication à l’école Cerro Hermoso, où j’enseignais le français, l’anglais et des cours d’éducation physique aux élèves. Chaque journée me permettait de créer des liens avec les étudiants et les professeurs. Rapidement, les élèves m’ont accueilli avec beaucoup de gentillesse et d’énergie. J’ai aussi eu la chance d’aider les élèves à pratiquer leurs prononciations pour améliorer leurs connaissances dans les langues. Mon dernier jour à l’école a été particulièrement émouvant. Les élèves et une enseignante avec qui j’ai beaucoup travaillé, avaient préparé une petite fête d’adieu. Ce moment restera gravé dans ma mémoire à vie.

Cette immersion m’a également permis de découvrir des paysages incroyables.  J’ai visité plusieurs endroits magnifiques comme Quilotoa, Otavalo, la région amazonienne de Cuyabeno et la montagne Cotopaxi. L’une des expériences les plus difficiles, mais aussi les plus impressionnantes, a été l’ascension du Rucu Pichincha. Le manque d’oxygène et plus de 4 800 mètres d’altitude rendaient la montée très exigeante, mais une fois au sommet, j’étais extrêmement fier de moi. Cette activité m’a appris à surmonter des défis difficiles.

Ce sont surtout les rencontres humaines qui ont rendu cette expérience si spéciale. J’ai créé de belles amitiés avec des volontaires, des étudiants et même un groupe local de calisthénie avec qui je m’entraînais régulièrement après l’école. Ces moments simples du quotidien m’ont permis de mieux me sentir intégré dans la communauté locale. J’ai également découvert la gastronomie du pays, particulièrement l’encebollado, un plat typique que j’ai adoré durant mon séjour.

Cette expérience en Équateur restera l’un des moments les plus importants de mon parcours personnel et scolaire. Elle m’a permis de gagner en autonomie, en confiance et en ouverture sur le monde. Je recommande fortement aux étudiants de participer à une expérience de mobilité internationale, car cela permet non seulement d’apprendre une langue, mais aussi de grandir humainement à travers des rencontres et des découvertes inoubliables.

En conclusion, cette expérience d’immersion en Équateur restera l’une des plus marquantes de mon parcours. Ce voyage m’a permis d’améliorer mon espagnol et surtout de découvrir une nouvelle culture à travers des rencontres humaines incroyables. Je retiens particulièrement les liens créés avec les étudiants, les volontaires et les personnes rencontrées durant mon séjour. Malgré le fait d’être loin de chez moi, cette expérience m’a beaucoup fait grandir. Je conseillerais fortement à d’autres étudiants de vivre une immersion internationale, car cela permet de sortir de sa zone de confort et de créer des souvenirs inoubliables pour toute une vie.

Justin Laflamme

Au printemps 2026, j’ai eu la chance de réaliser un stage en comptabilité chez Horiz’EC, en Normandie, dans le cadre de ma technique en comptabilité et gestion au Cégep de La Pocatière Pendant plusieurs semaines, j’ai travaillé au sein d’un cabinet comptable français où j’ai découvert une nouvelle façon de travailler, une nouvelle culture et surtout une nouvelle version de moi-même.

Dès les premiers jours, l’adaptation a été un véritable défi. Tout était différent : les logiciels, les termes comptables, les entreprises et même les méthodes de travail. Par exemple, en France, les relevés bancaires sont saisis avant les factures, contrairement au Québec. J’ai aussi dû apprendre à utiliser des outils comme ACD et ClicImpôt, tout en découvrant le fonctionnement de la TVA et du plan comptable français. Au début, cela me stressait énormément, surtout lorsque je travaillais sur des dossiers d’impôts français (IRPP), qui demandaient beaucoup d’analyse et de compréhension des règles fiscales locales.

Malgré ces difficultés, cette expérience m’a permis de grandir énormément. Avec le temps, j’ai gagné en autonomie et en confiance. J’ai appris à gérer plusieurs dossiers simultanément, à travailler sous pression et surtout à demander de l’aide lorsque nécessaire. Une situation marquante a été un dossier urgent où nous devions saisir les relevés bancaires de cinq associés ayant chacun deux banques différentes, alors que l’intégration automatique ne fonctionnait pas. Même si la pression était grande, nous avons réussi à terminer le travail dans les temps. Cette expérience m’a réellement montré que j’étais capable de m’adapter rapidement et d’être utile au sein d’une équipe.

Au-delà du travail, ce stage a également été une aventure humaine incroyable. J’ai créé des liens très forts avec plusieurs membres de l’équipe ainsi qu’avec d’anciens étudiants du cégep présents en France. Les repas du midi, les discussions, les fous rires et les activités découvertes ensemble ont rendu cette expérience beaucoup plus enrichissante sur le plan personnel. J’ai aussi appris à sortir de ma zone de confort dans ma vie quotidienne, notamment en voyageant seule dans différentes villes et en organisant un séjour à Paris.

En conclusion, ce stage en Normandie a été l’une des expériences les plus marquantes de mon parcours scolaire. Il m’a permis de confirmer mon intérêt pour la profession comptable, particulièrement pour les aspects plus analytiques du métier, tout en développant ma confiance en moi et ma capacité d’adaptation. Je retiens surtout qu’il est normal d’avoir peur au début d’une nouvelle expérience, mais que ce sont souvent ces moments qui nous font le plus évoluer. À tous ceux qui hésitent à vivre une expérience internationale, je dirais simplement : foncez, même si cela fait peur au départ, ça en vaut vraiment la peine.

Adeline Guay, printemps 2026

Dans le cadre du programme d’étude Arts, Lettres et Communication, option Langues au Campus de Montmagny, j’ai eu la chance de m’envoler vers l’Islande pour une immersion linguistique. Durant ces six semaines, j’ai eu l’occasion de perfectionner mon anglais tout en apprenant l’horticulture alors que je faisais du bénévolat dans une serre géothermique de tomates. D’une part, l’expérience fut enrichissante d’un point de vue culturel, car j’ai découvert la culture islandaise et approfondi mes connaissances culturelles sur le monde entier à travers les voyageurs que j’ai rencontré. D’autre part, ce fut également bénéfique d’une perspective personnelle, car ce premier voyage solo m’a permis de découvrir de nouvelles facettes de ma personnalité et de prendre confiance en mes propres moyens.

Avant tout, le but de ce périple était de m’immerger dans un milieu totalement anglophone et d’ouvrir mon horizon aux différentes coutumes, valeurs et normes culturelles à travers le monde. Tout au long de cette aventure, j’ai pu améliorer mon anglais conversationnel et appliquer les concepts théoriques appris en classe dans un milieu plus concret. Les rencontres, les échanges et les expériences vécus à l’étranger m’ont permis une compréhension plus nuancée des réalités vécues ailleurs qui ne s’acquiert pas dans les livres. Aujourd’hui, j’ai des amis au quatre coins du monde, ce qui me permet d’enrichir ma perspective internationale et de développer une vision plus globale, humaine et authentique des enjeux à l’échelle du globe.

En outre, le fait d’évoluer dans un environnement complètement inconnu a été particulièrement déstabilisant au départ. Cette expérience m’a toutefois permis de me remettre en question, de découvrir mes limites, de relever de nouveaux défis et, surtout, de grandir tant sur le plan de la maturité que de la confiance en moi. J’ai appris à mieux me connaître en prenant conscience de mes capacités, de mes forces et de mes faiblesses. J’ai également pu constater tout ce que j’étais capable d’accomplir par moi-même. Cette prise de conscience a grandement contribué à renforcer mon sentiment d’autonomie. Les apprentissages tirés de cette expérience continueront de m’être utiles dans les différentes sphères de ma vie, tant sur le plan personnel que professionnel.

En fin de compte, je suis extrêmement reconnaissante d’avoir eu la chance de vivre cette expérience aussi unique. Bien que se mettre au défi et sortir de sa zone de confort puisse sembler intimidant, je réalise aujourd’hui que je serais passée à côté de l’une des expériences les plus extraordinaires et enrichissantes de ma vie. Ce voyage m’a permis de grandir, de me découvrir et d’acquérir une confiance en moi que je n’aurais peut-être jamais développée autrement. Je recommanderais donc sans hésiter une telle aventure à toute personne prête à embrasser l’inconnu. Attention toutefois : il y a de fortes chances que vous y preniez goût et que naisse en vous un profond désir de continuer à explorer le monde.

Jenika Rainville, le 11 juin 2026